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Born in a Mediterranean country filled with contrasts between sunlight and darkness like the powerful paintings of the artist Giorgio de Chirico, Jean Kazandjian started drawing at a very early age, inspired by the classic masterpieces shown in black and white in his family’s collection of books.  At age 24 he settled in Paris, where he studied interior design and joined the group of surrealist artists such as Giger or Mohlitz, known as “fantastiques”.  As a result of his meeting with the publisher Pierre Argillet, he presented his first important solo exhibition in 1974.  While in Paris, he met Bacon, Chirico, Coutaud, Calder, and Dali. 

Fascinated by motion pictures, he became a fervent filmgoer.  This passion was reflected in his paintings, where he introduced various sequences, superimposed planes and zooms, all suggesting simultaneously the concept of motion and a new arrangement of space on the canvas (see “The Cycle of Life”.) The characters, objects, and landscapes are simplified like in a negative slide and take on a somewhat abstract quality.  This minimalist vision, similar to a mental representation keeping the essential part of the subject, creates a special poetry of lingering feelings.  Now and then, the themes are repeated in infinite variations, evocative of Bach fugues, oriental leitmotivs, or recurring patterns on rugs (see “The Garden of Delights”).  We are reminded of Monet and his exploration of the ever-changing light, or his “Cathedrals in Rouen”. Here, the reality is intangible and fades away, giving way to a multiplicity of interpretations just as illusory. The screens used by the artist merge background and foreground, suggesting a new optical dimension in the mind of the viewer.

Throughout all of Kazandjian’s works, we observe an extraordinary power of arrangement inherited from the masters (see: “Sequences – The Venus by Giorgione”) but also from his training as an architect.  The perspectives are left in evidence, forming a frame in which representation and geometric abstraction are superimposed,like the strata of our memory.




french

Né dans un pays méditerranéen, imprégné de soleil et d’ombres fortes comme celles de Giorgio de Chirico, Jean Kazandjian dessine très tôt et s’imprègne des œuvres classiques qu’il voit reproduites en noir et blanc dans les livres de la bibliothèque familiale. Il s’installe à Paris à l’âge de 24 ans, étudie l’architecture intérieure et rejoint le groupe des artistes fantastiques et surréalistes tels que Giger ou Mohlitz. C’est la rencontre avec l’éditeur Pierre Argillet qui lui permet de faire sa première grande exposition personnelle en 1974. A Paris, il rencontre Bacon, Chirico, Coutaud, Calder, Dali.

Sa passion pour les images en mouvement l’amène à fréquenter assidument les salles obscures. C’est le moment où il introduit dans ses peintures des séquences, différents plans juxtaposés, des zooms qui apportent à la fois une idée de mouvement et un nouveau découpage de l’espace sur la toile (voir « Le Cycle de la Vie »). Les personnages, les objets, les paysages sont simplifiés comme dans une image en négatif et tendent vers une certaine abstraction. Cette vision minimaliste est en même temps une image mentale qui garde l’essentiel du sujet et créé une poésie du résiduel. Les thèmes se répètent parfois en d’infinies variations à la manière des fugues de Bach ou de motifs de musique ou de tapis orientaux (voir « Le Jardin des Délices). On pense à Monet et à ses recherches sur la lumière sans cesse différente, à ses « Cathédrale de Rouen ». Ici, c’est la réalité que l’on ne peut saisir et qui se dérobe dans une variété d’interprétations toutes aussi illusoires.

Les écrans que l’artiste utilise se jouent de la confusion de l’arrière et du premier plan, induisant ainsi dans l’esprit du regardeur une nouvelle dimension optique.
On retrouve, tout au long des œuvres de Kazandjian, cette extraordinaire force de composition, héritée des anciens (voir : « Séquences- La Vénus de Giorgione), mais aussi de sa formation d’architecte. Les perspectives sont laissées apparentes et forment un encadrement où figuration et abstraction géométrique se superposent (voir « Dreaming Teenager ») comme se superposent les strates de notre mémoire.


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